Sous-traitance RGE 2027 : l'entreprise qui signe devra être RGE elle-même
05/11/2026Par Jean-François Forêt

Pose d'isolant dans des combles
La sous-traitance RGE 2027 change la règle des travaux aidés : à partir du 1er janvier 2027, l'entreprise qui signe et facture votre devis devra détenir elle-même le signe de qualité, et la sous-traitance reste limitée à deux niveaux. C'est ce que prévoient une loi, un décret et un arrêté de 2025 et 2026, pour les chantiers des Pyrénées-Orientales comme de l'Aude.
L'essentiel
- 1er janvier 2027 : l'entreprise qui facture des travaux aidés en sous-traitant doit détenir elle-même un signe de qualité (loi du 30 juin 2025, article 26).
- Depuis le 1er janvier 2026, la sous-traitance est limitée à deux niveaux pour les chantiers aidés.
- Le décret du 12 août 2026 précise le cadre. L'arrêté du 30 septembre 2026, publié au Journal officiel du 3 octobre, est en vigueur depuis le 4 octobre 2026.
- La décennale couvre 10 ans après réception : l'attestation qui compte pour vous est celle de l'entreprise qui signe.
- L'arrêté examine le relevé de sinistralité des 4 dernières années des entreprises certifiées qui sous-traitent.
Qu'est-ce qui change au 1er janvier 2027 ?
Le principe vient d'une loi du 30 juin 2025 contre les fraudes aux aides publiques. Son article 26 prévoit que l'entreprise qui facture, quand elle sous-traite, détienne elle-même un signe de qualité. Cette obligation s'applique à partir du 1er janvier 2027.
Un décret du 12 août 2026 précise le cadre. Un arrêté du 30 septembre 2026, publié au Journal officiel du 3 octobre, fixe les critères du signe de qualité concerné. Il est entré en vigueur le lendemain, le 4 octobre.
Le principe tient en une phrase. Pour des travaux de rénovation énergétique aidés, l'entreprise qui signe votre devis et vous facture doit détenir elle-même le signe de qualité. Le RGE, vous connaissez. Pour celles qui vendent et sous-traitent la pose, l'arrêté prévoit un cadre de certification propre.
Autrement dit : une entreprise sans signe de qualité ne pourra plus vendre un chantier aidé en le faisant poser par un sous-traitant.
Avant, un intermédiaire pouvait signer le chantier. Il s'appuyait sur la qualification de son sous-traitant. Lui-même n'avait rien. Il encaissait, l'autre travaillait.
Prenez un bus scolaire. Le chauffeur a son permis, c'est normal. Imaginez un transporteur qui signe le contrat avec l'école, mais n'a aucun permis. Il envoie un chauffeur qualifié à sa place. Sur le papier, tout va bien. Dans les faits, celui qui vous répond n'est pas celui qui conduit.
Résultat : le texte met fin à ce montage. Celui qui engage sa signature doit avoir la qualification.
Combien de niveaux de sous-traitance sont permis ?
La sous-traitance n'est pas interdite. Soyons clairs là-dessus. Un artisan RGE peut très bien confier une partie du chantier à un confrère. Cela arrive tous les jours dans le 66 et le 11, et c'est souvent légitime.
Ce qui est encadré, c'est le nombre de marches. Pour les chantiers aidés, la sous-traitance ne peut pas dépasser deux niveaux. Et ce n'est pas nouveau : la loi l'impose depuis le 1er janvier 2026. Pas de cascade.
Pensez au téléphone arabe. À chaque personne, le message se déforme un peu. Sur un chantier, c'est pareil. Plus il y a de maillons entre vous et celui qui pose l'isolant, plus l'information se perd. Et plus personne ne se sent responsable.
Autre point : la loi de 1975 impose déjà que votre sous-traitant vous soit présenté et accepté. Ce n'est pas nouveau. Mais c'est rarement appliqué sérieusement. Posez la question avant de signer, par écrit.
Sur un projet de rénovation globale, les interfaces sont déjà nombreuses. Isolation, ventilation, chauffage, électricité. Chaque artisan dépend de celui d'avant. Ajoutez deux ou trois intermédiaires, et personne ne tient le chantier dans son ensemble. Ce texte limite ce risque. Il ne le supprime pas.
Et c'est seulement ensuite que les aides entrent en jeu. Le texte vise MaPrimeRénov', les aides de l'Anah, l'éco-PTZ, le prêt avance mutation et les certificats d'économies d'énergie. Avec ce texte, vous sécurisez votre dossier de financement. Un chantier mal monté sur le plan administratif peut mettre vos aides en péril. C'est un outil de financement, pas la raison de choisir son entreprise. Mais c'est un outil à ne pas perdre en route.
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Comment vérifier la bonne entreprise avant de signer ?
Je vous comprends. Vous avez peut-être déjà eu une mauvaise expérience. Le texte ne règle pas tout. Une entreprise peut être RGE et faire du mauvais travail. Alors voici ce que je vérifie, moi, en tant que maître d'œuvre.
D'abord, le RGE. Il doit être valide à la date du devis. Il doit correspondre aux travaux prévus. Un RGE en isolation des combles ne vaut rien pour une pompe à chaleur.
Ensuite, l'assurance décennale. C'est le point que tout le monde oublie. Elle protège votre maison pendant dix ans après la réception des travaux. Fissures, infiltrations, défaut d'isolation : c'est elle qui joue.
Demandez l'attestation en cours de validité. Lisez la liste des activités couvertes. Si l'attestation ne mentionne pas votre type de travaux, la garantie risque de ne pas jouer. C'est comme une ceinture de sécurité attachée à un autre siège. Elle existe, mais elle ne vous retient pas.
Enfin, comparez les devis ligne à ligne. Un prix bas cache parfois un matériau différent ou une étape oubliée. Dans mon bureau d'étude thermique, j'utilise une grille comparative inspirée des marchés publics. Elle met les devis à plat, sans les mélanger. Le moins cher n'est pas toujours le moins bon, mais il faut le savoir en connaissance de cause.
À Perpignan, à Narbonne ou à Carcassonne, la Visite Conseil de deux heures permet de passer vos devis en revue sur place.
Qui vous couvre avec la décennale quand l'entreprise sous-traite ?
C'est la question que personne ne pose. Votre contrat, vous le signez avec une seule entreprise. Pas avec celle qui pose.
Pensez à une agence de voyages. Vous achetez un séjour à l'agence. L'hôtel n'est qu'un partenaire. Si la chambre est inhabitable, vous vous retournez vers l'agence, pas vers l'hôtel.
Sur un chantier, c'est pareil. L'entreprise qui signe reste responsable devant vous de tout le chantier, y compris des travaux confiés à un sous-traitant. La CAPEB le rappelle : seule l'entreprise principale est soumise à l'obligation de décennale. Le sous-traitant n'a aucun contrat avec vous.
Résultat : c'est l'attestation de l'entreprise qui signe qui compte pour vous. Pas seulement celle de son sous-traitant.
Première vérification : les activités. Lisez la liste des activités couvertes. Vos travaux doivent y figurer, y compris ceux qu'elle compte sous-traiter. Une attestation qui ne les mentionne pas est un signal d'alerte.
Deuxième vérification : la sous-traitance elle-même. Certaines polices d'assurance excluent les travaux sous-traités. Posez la question à l'entreprise. Demandez-lui de la confirmer par écrit auprès de son assureur.
Troisième vérification : le sous-traitant. Il doit avoir sa propre assurance, décennale comprise. Elle ne vous donne aucun recours direct contre lui. Mais elle permet à l'entreprise principale de se retourner contre lui en cas de désordre.
L'arrêté du 30 septembre 2026 va dans ce sens pour les entreprises certifiées qui sous-traitent. Il exige une assurance en responsabilité civile et en décennale sur les travaux concernés. Le certificat mentionne l'assureur. L'organisme examine même le relevé de sinistralité des quatre dernières années. Et l'entreprise certifiée reste pleinement responsable des travaux sous-traités.
Pourquoi je suis ces textes de si près ?
Ces textes évoluent vite. Loi en 2025, décret en août, arrêté en septembre, fiches CEE modifiées au 1er septembre. Un propriétaire seul ne peut pas tout suivre. Ce n'est pas son métier.
Je suis agréé Mon Accompagnateur Rénov' par l'Anah. Je suis membre de la CAPEB, de la Communauté des MAR, du CLER. Je lis le Journal officiel pour que vous n'ayez pas à le faire. Vous pouvez retrouver mon parcours et mes engagements.
Et surtout, je suis indépendant : je ne touche aucune commission des entreprises. Je n'ai donc aucun intérêt à vous orienter vers l'une plutôt qu'une autre.
Mon rôle est simple. Choisir la bonne mesure au bon endroit, avec les bonnes entreprises, dans le bon ordre.
La règle est saine. Elle remet de l'ordre. Mais elle ne remplace pas votre vigilance. Vérifiez qui signe. Vérifiez qui exécute. Vérifiez qui vous assure. Si l'une de ces trois réponses est floue, ne signez pas.
Je suis là pour ça. Pas pour vous vendre des travaux. Pour que vous ayez un interlocuteur neutre, qui connaît les artisans compétents du 66 et du 11, et qui lit les textes avant qu'ils ne vous rattrapent.
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Ce que vous vous posez comme questions sur sous-traitance RGE 2027
Quelle est la nouvelle règle sur la sous-traitance RGE ?
À partir du 1er janvier 2027, l'entreprise principale qui facture des travaux aidés en sous-traitance doit détenir elle-même un signe de qualité. Elle ne peut plus s'appuyer sur la seule qualification de son sous-traitant.
Un artisan RGE a-t-il encore le droit de sous-traiter ?
Oui. La sous-traitance reste autorisée. Pour les chantiers aidés, elle est limitée à deux niveaux depuis le 1er janvier 2026. L'objectif est d'empêcher les montages en cascade où plus personne ne sait qui fait quoi.
À partir de quand ces règles s'appliquent-elles ?
Trois dates à retenir. Depuis le 1er janvier 2026, la sous-traitance est limitée à deux rangs. L'arrêté du 30 septembre 2026 est en vigueur depuis le 4 octobre. Dès le 1er janvier 2027, l'entreprise qui facture en sous-traitant doit détenir un signe de qualité.
Quels textes encadrent ce changement ?
L'article 26 de la loi du 30 juin 2025 pose le principe. Le décret du 12 août 2026 le précise. L'arrêté du 30 septembre 2026 fixe les critères du signe de qualité. Les trois textes sont consultables sur Légifrance.
Est-ce que ça concerne tous mes travaux ?
Non, uniquement les travaux de rénovation énergétique financés par MaPrimeRénov', les aides de l'Anah, l'éco-PTZ, le prêt avance mutation ou les certificats d'économies d'énergie. Les autres travaux restent soumis aux règles habituelles.
Mon artisan non RGE peut-il me facturer des travaux aidés ?
En principe non, pour des travaux aidés. L'entreprise qui installe doit être titulaire d'un signe de qualité. Et dès 2027, celle qui facture en sous-traitant doit aussi en détenir un. Sans cela, vos aides sont en danger.
Comment vérifier qu'une entreprise est vraiment RGE ?
Demandez le certificat et vérifiez sa date de validité. Contrôlez que le domaine de travaux correspond au vôtre. Vous pouvez aussi consulter l'annuaire officiel des professionnels RGE sur France Rénov'.
Qu'est-ce que l'assurance décennale ?
C'est l'assurance obligatoire qui couvre pendant dix ans les dommages graves après réception des travaux. Elle engage l'entreprise qui signe, même pour les travaux sous-traités. Vérifiez que son attestation couvre vos travaux avant de signer.
Comment vérifier l'attestation de décennale d'une entreprise ?
Demandez l'attestation en cours de validité. Vérifiez la date, le nom de l'assuré et la liste des activités couvertes. Vos travaux doivent y figurer. Demandez aussi si la police exclut les travaux sous-traités.
Que faire si mon entreprise veut sous-traiter une partie du chantier ?
Demandez le nom du sous-traitant, son signe de qualité et sa décennale, par écrit. La loi impose qu'il vous soit présenté et accepté. Vérifiez aussi que l'attestation de l'entreprise qui signe couvre ces travaux. Refusez tout flou.
Risque-t-on de perdre ses aides avec une entreprise non conforme ?
Oui, c'est un risque réel. Un dossier monté avec une entreprise non qualifiée peut être refusé ou remis en cause. Vérifiez la conformité avant de signer, pas après les travaux.
Comment choisir une entreprise RGE fiable à Perpignan ou Narbonne ?
Comparez au moins trois devis détaillés, vérifiez RGE et décennale, demandez des références proches de chez vous. Un maître d'œuvre indépendant peut analyser les devis à votre place, sans conflit d'intérêt.
Comment trouver une entreprise RGE à Carcassonne ou Lézignan-Corbières ?
Consultez l'annuaire officiel des professionnels RGE sur France Rénov', puis comparez au moins trois devis détaillés. Demandez des références dans l'Aude et vérifiez RGE et décennale.
Un maître d'œuvre peut-il m'aider à choisir mes entreprises ?
Oui. Il rédige le cahier des charges, compare les devis avec une grille neutre et contrôle les qualifications. Il suit ensuite le chantier. Chez 2c2e énergies, Jean-François est indépendant et ne perçoit aucune commission des artisans.

Jean-François Forêt
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